Etude de Me Alain Marti - Avocat au barreau de Genève
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Notice biographique


Alain Marti est né en 1944. Il a fait une maturité classique au Collège de Genève en 1963. Déjà à cette époque, il a cultivé son goût de l'éloquence et du bon langage. Passionné d'histoire et de philosophie, il a mené de front des études de lettres ( grec, latin et philosophie ) et de droit. Après quelques expériences dans l'enseignements et une recherche pour préparer une thèse en droit public genevois, il a entrepris son stage d'avocat en 1969 et s'est réorienté vers le droit privé.

Ayant passé son brevet en 1971, il a pratiqué le métier d'avocat de manière ininterrompue depuis cette date. Tout d'abord collaborateur puis associé d'une grande étude d'avocats de Genève, il a ouvert sa propre étude d'avocat en 1988, considérant que le métier d'avocat est avant tout un métier individualiste, les qualités personnelles de l'avocat étant la base de la relation entre l'avocat et les magistrats d'une part et de la relation entre l'avocat et son client d'autre part.

Premier secrétaire du Jeune Barreau en 1975, Me Marti a siégé en cette qualité au Conseil de l'Ordre des Avocats et prononcé le discours de la Rentrée Judiciaire cette année-là, sur le thème l'indépendance de la justice, qu'il a illustrée par une recherche historique sur toutes les entorses à cette indépendance qui avaient marqué les deux derniers siècles de l'histoire de Genève.

Rigoureux dans son sens de la morale, il s'engage comme avocat pour ses clients comme il le ferait pour des amis, faisant preuve de disponibilité pour eux et souvent d'empathie pour leur vécu.

Le secret professionnel de l'avocat interdit de faire état ici des causes que Me Marti a défendues et des succès qu'il a remportés. On ne fera qu'une exception, parce qu'elle est publique et notoire ; il s'agit d'un cas d'école : l'affaire Poitrimol, qu'il a gagnée contre la France devant la Cour Européenne des droits de l'Homme, ouvrant une brèche dans un système pluriséculaire par lequel la France, sous ses divers régimes, excluait du droit à la justice le prévenu absent en refusant le droit à la parole à son avocat. Cet arrêt de principe, mal reçu par les autorités françaises, qui ont tout d'abord voulu n'y voir qu'une majorité de circonstances, susceptible de se renverser, a finalement contraint l'Etat Français à modifier son code de procédure pénale et à renoncer à une tradition qui remontait à l'Ancien Régime. Le rôle de l'avocat en sort renforcé, ce qui est un bienfait tant pour les justiciables que pour les avocats de France.


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